comment les choses tombent dans l’oubli

Redécouverte de l’urne à l’intérieur du monument aux morts de Nice

La redécouverte de ce magnifique aigle niçois en bronze, urne de la fin de la guerre 14-18, dans le monument aux morts de Nice m’émeut. Elle m’inspire une réflexion sur comment les choses qui paraissent un jour si importantes tombent soudainement dans l’oubli.
La grand-mère possédait un Renoir. Elle l’avait mis au fond du grenier sous un voile. Elle le tenait d’un grand-oncle qui avait fait fortune au Panama en vendant des miroirs. Tu en es sur ? Mais oui je te le dis. Mais pourquoi ne l’a-t-on jamais retrouvé …?
Il y a un manuscrit de Mistral qui trainait chez nous dans la maison de campagne dans l’arrière pays. Qui ça ? Le grand Frédéric Mistral, celui qui a eu le prix Noble de littérature, mais c’est une légende ton histoire ! Non il l’avait amené avec lui quand il était venu à Aiglun pour écrire Calendal. C’était une grande épopée qu’il gardait auprès de lui depuis des années, l’œuvre de toute une vie. Mais il est où ce manuscrit ? Quelque part dans la vieille maison mais je ne sais plus où, tu sais elle a tellement de recoins cette  bicoque…
Dans le temps, à la fin de l’hiver, au village, on se rassemblait dehors et on fêtait Esguil. C’est comme cela qu’on disait mais je ne me rappelle plus très bien. C’était un peu comme maintenant, à la fin du carnaval, tu vois ? Personne ne voulait manquer cette fête. Ni les enfants, ni même les bébés de l’année, ni les novi de l’été qui avaient passé l’hiver, c’était bon signe, ni les papas et mamans et bien entendu ni les pépés et mémés. Les musiciens faisaient de la musique et tout le monde esquissait quelques pas de danse. Et s’il faisait beau, ça se terminait en grand balèti endiablé pour chasser les mauvais esprits de l’hiver. Ah dis-donc c’était génial ta fête, une vraie rave quoi. Comment tu dis ? qu’es aquo rev ? Ah oui, c’est ça, tu veux c’était le rêve. Mais non t’y comprends rien, RAVE je te dis, ah le naze!…

Qui n’a jamais, ou pas encore, entendu ce genre d’histoires ?

L’aigle est le symbole de la ville de Nice. C’est un symbole magnifique. A Nice, Il y a toujours une bonne occasion pour exhiber un aigle. Il est vrai que les sommets des Alpes-Maritimes ont toujours abrité des rapaces. L’aigle est le roi des rapaces et le roi de la capitale des Alpes-Maritimes.
Quoi de plus logique au sortir de la plus horrible des guerres de se souvenir des enfants niçois tombés en 14-18 en plaçant leurs plaques dans une magnifique urne en forme d’aigle. Cette guerre est la plus meurtrière que la France ait connue. Il n’y a pas une commune (vous allez me dire Beuzeville-au-Plain et je vous répondrai que c’est l’exception qui confirme la règle) qui n’ait eu à pleurer un enfant qui n’est jamais revenu. Alors à la fin de la guerre, toutes les communes dressaient leurs monuments aux morts. Dans les années juste après la guerre, quel sujet pouvait être plus important que celui-ci ?
Nice n’a pas manqué ce rendez-vous. Il n’y a qu’à visionner les images d’époque pour voir la ferveur qui accompagnait ces commémorations. L’urne est portée solennellement par les notables de la ville. Pourtant trois générations plus tard, au moment de fêter le centenaire de cet évènement exceptionnel, l’aigle était tombé dans l’oubli.
Ce mécanisme d’oubli est tellement impressionnant. Il est à la fois étonnant et humain. J’imagine que pendant des années l’aigle était ressorti et porté à la vue du public nombreux et recueilli. Les années ont passé. Les derniers survivants ont disparu. La mémoire vivante de cette guerre est peu à peu passée. Le magnifique symbole du souvenir des enfants niçois était presque perdu. Il attendait patiemment son heure perché dans les hauteurs du monument. Quoi de plus logique pour un aigle. Parfois, l’oubli ou la mémoire tient à si peu de choses.Vous retrouverez l’histoire de l’aigle et de l’impressionnant monument aux morts de Nice en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Qumran, où en est-on 70 ans après

Plus de soixante-dix ans après la découverte des premiers manuscrits de Qumran, quoi de neuf ?
Le sujet est-il épuisé ?
Loin s’en faut, même si tous les parchemins et papyrus qui ont été retrouvés dans des grottes par les bédouins de la Mer Morte sont maintenant traduits et classifiés comme en témoigne le livre Les Manuscrits de la Mer Morte de Michael Wise. Ces manuscrits de Qumran sont, de plusieurs siècles, les plus anciens témoignages écrits retrouvés relatant des textes de l’Ancien Testament. Outre les textes relatifs à l’Ancien Testament, les sujets abordés par les manuscrits sont divers. Par exemple, un rouleau de cuivre de plus de deux mètres décrit un inventaire d’un présumé trésor. Cette pièce unique contribue à rendre la découverte des manuscrits extraordinaire et fascinante. La découverte de ces manuscrits écrits entre le 3ème siècle avant notre ère et le 1er siècle de notre ère est une des plus remarquables découverte récente que nous ayons à nous mettre sous la dent, nous amateurs d’histoire ancienne, avec celle du gigantesque tombeau macédonien d’Amphipolis.  Tout est hors du commun avec ces manuscrits écrits en araméen, hébreu et grec ancien. Depuis leurs découvertes par les bédouins qui les ont revendus comme de vulgaires babioles à de fortunés collectionneurs, jusqu’à leurs récupérations par les paléographes et l’interprétation des textes qui a donné lieu à de nombreux fantasmes.
Qui est le mystérieux maître de Justice dont parle les manuscrits ?
Peut-on attribuer ces manuscrits au groupe des Esséniens, sorte de secte ou mouvement judaïque des derniers siècles avant notre ère ?
Les manuscrits sont-ils tous liés au site de Qumran et aux Esséniens qui habitaient autour de la Mer Morte ?
Pourquoi les manuscrits étaient-ils stockés dans des jarres généralement utilisées pour le stockage des grains ?
Y-a-t-il encore des controverses au sujet de l’interprétation de ces textes ? Y-a-t-il encore des manuscrits à découvrir ?
Les manuscrits nous ont-ils permis de mieux comprendre l’histoire de cette région du monde ? Lire la suite

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Coco Beach, haut lieu de la grimpe à Nice

Juin 2018, Coco « Revival »

Il y a 7 ans déjà, j’écrivais ce billet. Depuis, la fréquentation des grimpeurs n’a cessé de décliner, délaissant ce lieu magique pour d’autres endroits certainement féériques. Lisez donc la suite et retrouvez en fin de ce billet ce petit air de revival qui flotte sur Coco.

Les murs de Coco beach

Depuis près d’un demi siècle déjà, Coco beach est le haut lieu de la grimpe niçoise. L’illustre génération de la fin des années 70 (Berhault,…) a cédé la place à de nouvelles, puis d’autres et encore d’autres. Les générations ont passé le témoin aux suivantes pour le plus grand bonheur des accros de la prise sur rocher sous toutes ses formes.

Les murs de Coco Beach

Les murs de Coco Beach

Sur tous ce qui est grimpable,
les meilleurs grimpeurs niçois
ont essayé de trouver des pas d’escalade.

Grimpe niçoise à Coco Beach, des pas toujours renouvellés

Grimpe niçoise à Coco Beach, des pas toujours renouvelés

Ceux ci sont plus ou moins inattendus.
La beauté du site, de ses murs en bord de mer
à ses grottes calcaires surplombant la mer encourage le grimpeur.
Et toujours,
le bleu du ciel ou de la mer pour toile de fond,
les passants qui s’interrogent sur le bien fondé de ces pratiques.
Il reste à se demander si le site n’a pas fait naitre des vocations, il y a bien plus longtemps encore ?

La grotte de Coco beach

La si fameuse grotte, Lire la suite

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Terre des Hommes

Il existe encore des lieux mythiques sur notre planète. La Terre des Hommes en fait partie. La Terre des Hommes – Henua Enana – ou – Fenua Enata – je confesse que j’aimerais tellement parler cette langue – est le vrai nom de l’archipel que les colons espagnols basés au Pérou ont nommé Marquesas qui devint Marquises avec l’arrivée de Français.
C’est une terre magnifique comme certaines rares autres égrainées sur notre vieille planète. Qu’est-ce qui me fascine sur la Terre des Hommes ? Tant de choses et je vais essayer d’en dire deux mots dans ce billet.
Est-ce un lieu commun de parler des paysages de la Terre des Hommes ? Pourtant la rudesse de ces îles verticales fait partie de la fascination. Une terre à la fois rude et abondante au sein de laquelle l’homme doit faire sa place.
Ce qui me fascine c’est l’intelligence de la phrase de Lucien Kimitete, homme célèbre, qui disait que les hommes avaient perdu leur identité car « ils ne dansaient plus ».

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Démocratiser

Tournant et retournant indéfiniment l’histoire grecque en tout sens pour en comprendre la magie, il m’a fallu tomber sur l’excellent livre de Jean Paul Barbier, Civilisations Disparues, pour que m’apparaisse enfin le bout du tunnel. Ce livre m’a permis de comprendre qu’il ne fallait pas confondre Démocratie et Démocratisation. Car il me semble que c’est l’art et la manière de démocratiser qui fût « inventé » par les Grecs plutôt que ce que je baptisais jusqu’alors « La Démocratie » en un raccourci  trop hâtif. C’est à dire que ça ressemble, ça en a la saveur et que c’est en même temps complètement différent. Quand on lit les historiens grecs, on comprend vite que l’Athènes du 5ème siècle avant notre ère (BCE) est tout sauf une démocratie comme nous l’entendons de nos jours tant l’autorité reste toujours dans les mains de quelques familles où quelques personnes et où la femme, l’esclave ou le métèque n’ont guère de droits. Le grand Périclès qui est souvent le symbole de la démocratie athénienne n’est rien de moins qu’un dirigeant aristocrate, plutôt despotique et cumulard. Alors pourquoi l’image de la démocratie est-elle associée à l’Athènes du 5ème siècle ?
Parce qu’une tendance forte et nouvelle illumine l’ensemble du monde occidental. Il s’agit de la naissance d’une culture démocratique. Certains l’appelleront Art, Humanisme ou Civilisation ou je ne sais quoi d’autre encore. La conjonction de nombreux faisceaux a concentré sur ce petit territoire de la péninsule grecque une révolution des esprits qui a donné à tous, au peuple, le démos,  la possibilité de libérer son pouvoir d’expression et d’accéder librement à la culture.Kouroi trouvé dans la région de Sounion, époque archaïque ~ 600 BCE, Musée Athènes (photo de l'auteur) Le potier pouvait signer son vase, le sculpteur sa statue, le poète, l’historien ou le philosophe son œuvre. Ils n’agissaient plus en tant que vassaux d’un roi ou d’un seigneur mais en leurs noms propres. Ce point de départ libérateur était la condition nécessaire mais pas suffisante à la mise en place de la Démocratie qui est un exercice du pouvoir qui mettra des siècles à s’installer. Peut-on même affirmer aujourd’hui que le principe démocratique soit réellement mis en œuvre ?
Comment Jean Paul Barbier, ce grand spécialiste de l’art, nous met-il sur la voie dans son livre Civilisations Disparues. Reprenant la chronologie mainte fois répétée de l’histoire grecque, archaïque, pré classique (ou sévère en ce qui concerne l’art), classique, hellénistique, il nous révèle comment s’est forgée la conscience de l’artiste dès l’époque archaïque: Lire la suite

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Mésopotamie, à la poursuite des plus anciens écrits

Après avoir parlé de l’origine des récits occidentaux, ceux des auteurs grecs antiques en l’occurrence, je plonge à l’origine des écrits, tel un apnéiste qui sonde les grandes profondeurs. L’océan dans lequel je devrais me plonger est celui de la Mésopotamie ancienne. La Mésopotamie, nom donné par les grecs à cette région situé au milieu (du grec méso) des eaux (potamie) du Tigre et de l’Euphrate, se situe dans la corne est du croissant fertile (voir carte ci-dessous). Le croissant fertile est une zone qui chapeaute le désert de la péninsule arabe. Cette région est ainsi nommée par les historiens car elle est le berceau des premières civilisations. Simplifions avec un chiffre rond en plaçant cette origine à 10 000 ans.
Sur l’origine de l’écriture, Jean Bottéro a produit une œuvre magistrale. Son livre Mésopotamie: l’écriture, la raison et les dieux se lit comme un roman d’investigation truffé d’intrigues et de rebondissements. Il m’a beaucoup inspiré et m’a donné envie de creuser le sujet.

Carte: Le croissant fertile et la Mésopotamie

Carte: Le croissant fertile et la Mésopotamie

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Chaire de civilisation mésopotamienne au collège de France

tablette mésopotamienne, inscrite en cunéiformeM’étant intéressé aux écritures antiques mésopotamiennes, il est agréable de constater que l’intérêt pour la Mésopotamie est toujours là en 2017. Dominique Charpin, qui anime la chaire de civilisation mésopotamienne du collège de France depuis fin 2014, insuffle une énergie nouvelle au déchiffrement de cette civilisation. Il anime des équipes d’étudiants lisant et parlant les langues anciennes de la Mésopotamie, des langues vieilles de 4000 ans. J’ai pu constater par moi-même la vigueur des ces recherches dans cette vidéo diffusée sur le site du collège de France.
Une série de vidéos, tout à fait passionnante, est disponible sur le même site. Elle contient un ensemble de cours sur le Lire et écrire à l’époque paléo-babylonienne. Dominique Charpin y explique comment le trésor des monumentales archives de Mari, qu’il qualifie comme « …un des plus beau trésor de toute l’antiquité…», a pu être exploité pour en tirer de précieuses informations. Je ne me suis pas ennuyé une minute. Est clairement décrit, en un exposé vivant, comment échangeaient les Babyloniens, il y a 4000 ans. Oubliés les postures figés des gouvernants dictant à leurs scribes. Ces cours donnent à l’écriture babylonienne une très grande modernité.
Gageons que Dominique Charpin sera le premier assyriologue à promouvoir les œuvres littéraires des penseurs et écrivains de la Mésopotamie ou seule l’épopée de Gilgamesh fait exception. Lui qui affirmait en 2006 dans la Revue d’Assyriologie:

« Il est un constat sur lequel tout le monde s’accordera facilement: la bibliographie lisible par un public non spécialisé est infiniment plus abondante pour les civilisations antiques grecque et romaine, ou encore égyptienne, que pour la civilisation mésopotamienne. »

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2 juin 2017, ouverture de la grotte du Lazaret au public

Après avoir sommeillée pendant des millénaires, recevant les visites très sporadiques de plusieurs représentants du genre Homo, allant de l’erectus au sapiens, la grotte du Lazaret à Nice va à nouveau entendre résonner dans ses cavités, le brouhaha de cet étrange et bruyant animal qu’est l’homo sapiens.
Ayant déjà relaté dans les pages de ce blog, la grande aventure de la grotte niçoise sur les pentes du Mont Boron, je me hâte de publier ce billet pour annoncer l’ouverture de la grotte au public. Nous aurons le plaisir d’aller visiter et revisiter les premières demeures de nos plus anciens ancêtres. Il s’agit à la fois d’une mise en lumière d’un lieu de patrimoine qui était fermé au public et surtout d’une remise à neuf dans un décor modernisé. La grotte est mise en valeur par de nombreux éléments, dont une allée de panneaux éducatifs qui mènent en montant sur les pentes du Mont Boron vers l’accès de la grotte.

Sur le chemin, il est possible de faire une halte pour visiter un joli petit musée.
Devant ce charmant musée miniature, une terrasse à faire rêver les amateurs de méditerranée, propose une vue vers la grande bleue. Pas très différente de ce que devait voir nos ancêtres, certainement déjà hypnotisés par le décor.


Le petit musée contient tout ce qu’il faut pour comprendre le rôle du site du Lazaret. Il contient notamment une reproduction d’un sympathique homme de Néandertal descendant, peut être,  des chasseurs s’étant abrités dans la grotte.

La grotte se visite du mardi au samedi.

Pour terminer, une petite vidéo tournée à l’intérieur de la grotte.

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Histoire-Géo

Reclus éclaire avec intelligence le lien entre Histoire et Géographie. Il explique qu’il ne s’agit pas que d’une lubie de bureaucrate de l’éducation nationale soucieux de compacter des emplois du temps. Considérons les quatre dimensions de notre espace spatio-temporel: la géo est l’étude dans l’espace et l’histoire dans le temps.

Le tout forme une étude spatio-temporelle de notre monde dans laquelle les éléments de l’une s’interpénètrent avec ceux de l’autre. Les termes exacts de Reclus sont:

La Géographie n’est autre chose que l’Histoire dans l’Espace, de même que l’Histoire est la Géographie dans le Temps.

Perdu ? Tentons d’y voir plus clair.

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les écritures archaïques de la Grèce

Lilian Hamilton Jeffery ou Anne Jeffery sur poinikastas.csad.ox.ac.ukThe Local Scripts of Archaic Greece classiquement abrégé en LSAG est le titre d’un livre exaltant sur les systèmes d’écritures archaïques de la Grèce. Retraçant la naissance de l’écriture en Grèce, il nous emporte dans le tourbillon de l’éveil grec. Cette époque fantastique de l’enfance de ce monde fait le lien entre les proto-écritures, premières tentatives d’écritures, et la grande épopée de la littérature grecque. The Local Scripts of Archaic Greece écrit début 1960 par L.H. Jeffery, nous renseigne avec précision sur la naissance de l’écriture alphabétique en Grèce. Passionné par le sujet et la qualité du livre de L.H. Jeffery, je me suis lancé dans la folle aventure d’essayer de traduire avec mes mots ce récit qui pourrait sembler s’adresser à un public spécialisé.  Je peux témoigner que ce n’est pas le cas car L.H. Jeffery transmet son savoir avec précision et simplicité, ne laissant rien inexpliqué. S’il faut parfois s’appliquer à relire studieusement quelques paragraphes ou quelques notes, les conclusions scientifiques restent tout à fait accessibles et limpides. Le seul reproche qu’il serait possible de faire concernant cette œuvre, est qu’elle est écrite en anglais et qu’il n’existe pas de traduction française. Tout n’est pourtant pas perdu car j’ai pris le pari de retranscrire avec plaisir l’essentiel de la démarche de ce précieux document. Lire la suite

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Chronologie des premiers historiens grecs 3ème partie, Thucydide Historien

La lecture du premier livre de l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse m’a enchanté. Dans ce livre, Thucydide nous fait une promesse: l’Histoire est une discipline passionnante, je vais vous montrer comment il faut la traiter. Il nous a fait cette promesse il y a plus de vingt-cinq siècles et je veux démontrer dans le reste de ce billet qu’il n’a pas failli.

pont reliant les deux rives du golfe de Corinthe dans sa partie la plus étroite, lieu de batailles navales autour de Patras

pont reliant les deux rives du golfe de Corinthe dans sa partie la plus étroite, lieu de batailles navales autour de Patras

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Chronologie des premiers historiens grecs 2ème partie, Thucydide Archéologue

«Thucydide d’Athènes a raconté comment se déroula la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens…», c’est avec ces mots que Thucydide débute son Histoire de la Guerre du Péloponnèse qui restera l’œuvre de référence pour tous les historiens. Dès la première phrase, il indique clairement son origine athénienne comme le font les Grecs pour préciser leur patronyme sans pourtant citer sa filiation ce qui est l’usage. Il se place ainsi comme un citoyen libre d’Athènes.

Vue sur la face sud de l'acropole d'Athènes prise depuis la colline de Philopappos.

Vue sur la face sud de l’acropole d’Athènes, la cité de Thucydide. La  photo est prise depuis la colline de Philopappos.

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Chronologie des premiers historiens grecs, 1ère partie Hérodote

Lecteurs qui lisez ces lignes, vous êtes certainement concernés par l’Europe et sa dimension historique. L’histoire la plus ancienne de l’Europe nous provient certainement des historiens grecs. J’espère qu’à la lecture de ce billet, il ne vous restera plus aucuns doutes concernant cette affirmation, si tant est que vous en ayez. Lire la suite

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