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Franquin, Idées noires n°2Visitez la face nord de soyonssport, là où personne ne va. Son ubac, son coté obscur, sa face B, peu recommandable, ses idées noires de Franquin, l’information n’y est pas toujours vérifiée. L’humour y est de mauvais goût, ça déraille mais ça reste sport. Entrez à vos risques et périls, la direction décline toute responsabilité en cas de détérioration ou de dégâts inhérents à la lecture de ce qui suit.

Les non-tweet (1 new) de soyonssport

Mythes modernes de la Grèce
Damien Artero, l’art de saisir et de transmettre le mouvement
Rihanna revisite Gauguin
La Bible est un blockbuster parce qu’elle a été écrite par de bons écrivains
Soumission, Houellebecq, Huysmans
– Houellebecq est un écrivain 2.0

Mythes modernes de la Grèce

14/10/2017

Après avoir rempli des écrans entiers de ce blog avec les histoires et les mythes antiques de la Grèce, je me devais de célébrer les mythes et les héros modernes. L’occasion m’a été donnée de tomber sur ce magnifique reportage de Ben Tibbetts accompagné de Valentine Fabre. Je les remercie de nous faire partager cette Grèce moderne. De nous faire aimer le mont Olympe comme une réalité montagnarde. D’aller à la rencontre de Grecs d’aujourd’hui qui partagent nos passions. Un conseil, ne loupez pas le début du reportage, c’est mythique…


 

Damien Artero, l’art de saisir et de transmettre le mouvement

03/09/2017

Damien Artero possède comme personne l’art de saisir le mouvement et de nous le transmettre. Regardez ses films et on en reparle.

Rihanna revisite Gauguin

l'esprit des morts veille - Gauguin 1892
20/11/2015

Quelle ne fut pas ma surprise en cette terne journée de novembre de découvrir le gracieux séant de Rihanna en double page du magazine Vanity Fair dans une posture rendue célèbre par le peintre de génie Paul Gauguin. Je me suis alors demandé, qui est donc l’autre génie de cette affaire sur papier glacé ? Est-ce Rihanna, vahiné moderne des Caraïbes qui spontanément prit la pose ? Ou, est-ce la célèbre photographe Annie Leibovitz qui de son œil exercé retrouva instinctivement dans cette posture la scène de Gauguin ? Quelqu’un aurait-il un avis ?

Tout inspirateur est lui-même inspiré. Il en va ainsi depuis la nuit des temps. Gauguin  nous met sur la piste de son inspiration dans son petit livre Noa Noa. Voici l’extrait en question:

Pour bien m’initier au caractère si particulier d’un visage tahitien, à tout ce charme d’un sourire maori, je désirais depuis longtemps faire le portrait d’une de mes voisines, une femme de pure extraction tahitienne.
Je profitai, pour le lui demander, d’un jour qu’elle s’était enhardie jusqu’à venir voir dans ma case des photographies de tableaux. Elle regardait avec un intérêt tout spécial l’Olympia.
— Qu’en penses-tu ? lui dis-je. (J’avais appris quelques mots de tahitien depuis des mois que je ne parlais plus le français.)
Ma voisine me répondit:
— Elle est bien belle.
Je souris à cette réflexion et j’en fus ému. Elle avait le sens du Beau ! Mais que diraient d’elle les professeurs de l’École des Beaux-Arts ? Elle ajouta tout à coup, rompant le silence qui préside à la déduction des pensées:
— C’est ta femme ?
— Oui.
Je fis ce mensonge ! moi le tane de l’Olympia !

Olympia de Manet, inspiratrice de Gauguin

Ne manquez pas le chat, si célèbre !

Paul Gauguin admirait tellement l’Olympia de Manet qu’il en avait fait une copie. Par la suite, il s’inspira de l’esprit de liberté émanant de l’Olympia pour réaliser biens d’autres œuvres originales comme la fameuse Manao Tupapau.

Le Royaume d’Emmanuel Carrère

15/9/2015

Pour moi, le message de ce livre que j’ai trouvé très intéressant, est que la Bible est un blockbuster parce qu’elle a été écrite par de bons écrivains. La formule est lapidaire, le sujet s’y prête. Pour préciser ce que j’avance, je veux dire que ce qui est novateur c’est qu’Emmanuel Carrère revisite le Nouveau Testament avec un œil d’écrivain. Il y décèle de bonnes et de moins bonnes plumes. Bien entendu, il se base sur les faits historiquement reconnus concernant la rédaction du Nouveau Testament, c’est à dire qu’il a été écrit bien après la mort de Jésus, par plusieurs personnes différentes. Pour Emmanuel Carrère, la meilleur plume est Luc, viendrait ensuite Jean l’ancien ou le presbytre puis Marc. Paul est un peu à part, il est jugé bon dans un style très particulier avec des fulgurances comme dit Carrère. Il viendrait juste après Luc d’après ce que j’ai compris de ce livre. Il y a bien entendu au milieu de ce patchwork qu’est le Nouveau Testament, de nombreux textes apocryphes mais ils sont facilement décelables. Pour la partie concernant Paul, les épitres,  par exemple, environ un tiers n’ont pas été écrites par lui. C’est historiquement avéré. L’œil aiguisé de l’écrivain ne s’y trompe pas. Il sait retrouver dans l’esprit de la lettre le vrai du faux. Il sait également mettre en évidence les petits trucs d’écrivain qu’utilise Luc pour que le récit devienne un best-seller, ce qu’il est devenu. Pour Emmanuel Carrère, le succès du message du Nouveau Testament est du à la qualité «technique» de ses auteurs et celui-ci a grandement contribué au succès du Christianisme. C’est un point de vu que je trouve très intéressant.

Houellebecq soumis à Huysmans

10/06/2015

Finalement dans Soumission, ce livre que je n’ai pas lu, est-ce que Houellebecq ne nous avoue pas simplement qu’il est l’élève de ce maître qu’il admire: Huysmans ?
Il semble enfin dire à tous ceux qui ont cherché à percer son secret de romancier inclassable et pourtant pourvoyeur inlassable de best-sellers :  ne cherchez plus j’ai voulu égaler ce maître mais je n’y suis pas arrivé.
Il m’a suffit de lire la première page de Soumission qui consiste en une citation de Huysmans pour tout comprendre. Le ton, l’immoralisme cynique sous-jacent, c’est du Houellebecq avant l’heure et bien finalement le contraire Houellebecq c’est une tentative de Huysmans.
Jugez-vous même ce qu’écrivait Huysmans en 1896 dans En route:

«Un brouhaha le ramena à Saint-Sulpice;
la maîtrise partait ;
l’église allait se clore.
J’aurais bien dû tâcher de prier, se dit-il ;
cela eût mieux valu que de rêvasser dans le vide ainsi sur une chaise;
mais prier ?
Je n’en ai pas le désir ;
je suis hanté par le catholicisme, grisé par son atmosphère d’encens et de cire,
je rôde autour de lui, touché jusqu’aux larmes par ses prières, pressuré jusqu’aux moelles par ses psalmodies et par ses chants.
Je suis bien dégoûté de ma vie, bien las de moi,
mais de là à mener une autre existence il y a loin!
Et puis… et puis… si je suis perturbé dans les chapelles,
je redeviens inému et sec dès que j’en sors.
Au fond, se dit-il, en se levant et en suivant les quelques personnes qui se dirigeaient, rabattues par le suisse vers une porte,
au fond, j’ai le cœur racorni et fumé par les noces,
je ne suis bon à rien.»

Tout le monde s’accorde à dire que le résultat de ce «outing» de Houellebecq va surtout nous permettre de découvrir ou de re-découvrir ce génie littéraire un peu oublié. Précurseur de cette écriture naturaliste avec son ami Zola, il rompt, à son époque, avec le style plus convenu de ses illustres prédécesseurs. Il nous violente et nous fait comprendre que la société change. Qu’avec la révolution industrielle et le capitalisme, le cynisme est de rigueur et que l’individualisme s’impose. Quoi de plus normal alors que de lire ces lignes qui agressent. Qui renvoient une image quelque peu nauséabonde de l’âme humaine. J’aimerais prendre le relais de Houellebecq pour proposer mon propre échantillon huysmanien, quand on aime, on ne compte pas.

«Au loin, dans la nef presque vide,
un ecclésiastique parlait en chaire.
Il reconnut à la vaseline de son débit,
à la graisse de son accent,
un prêtre, solidement nourri, qui versait, d’habitude, sur ses auditeurs, les moins omises des rengaines.
Pourquoi sont-ils si dénués d’éloquence ? se disait Durtal.
J’ai eu la curiosité d’en écouter un grand nombre et tous se valent.
Seul, le son de leurs voix diffère.
Suivant leur tempérament, les uns l’ont macéré dans le vinaigre et les autres l’ont mariné dans l’huile.
Un mélange habile n’a jamais lieu.
Et il se rappelait des orateurs choyés comme des ténors,
Monsabré, Didon, ces Coquelin d’église
et, plus bas encore que ces produits du conservatoire catholique,
la belliqueuse mazette qu’est l’abbé d’Hulst !
Après cela, reprit-il,
ce sont ces médiocres-là que réclame la poignée de dévotes qui les écoute.
Si ces gargotiers d’âmes avaient du talent,
s’ils servaient à leurs pensionnaires des nourritures fines, des essences de théologie, des coulis de prières, des sucs concrets d’idées, ils végéteraient incompris des ouailles.
C’est donc pour le mieux, en somme.
Il faut un clergé dont l’étiage concorde avec le niveau des fidèles ;
et certes, la Providence y a vigilamment pourvu.»

Et je ne suis pas allé bien loin En Route pour cueillir ce nectar. Il vient à nous dès les premières lignes du premier chapitre que Huysmans a talentueusement ciselé. Il faut donc remercier Houellebecq qui sait toujours créer le buzz. Il valorise notre patrimoine culturel en le remuant inlassablement. Il ne s’offusque pas de s’inspirer profondément de grands talents, allant parfois jusqu’à plagier. Partant du principe qu’il est préférable de servir de l’excellent réchauffé plutôt que de la création faible, il a le mérite de toujours nous interpeller.

La Classe Américaine

Connerie jouissive, c’est à dire celle qui œuvre à notre plus grand plaisir, comme dans La Classe Américaine de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette. George Abitbol (John Wayne), l’homme le plus classe du monde, donne la réplique au très «fashion» José (Burt Lancaster) qui porte pour une barre de sape sur le dos, ce qui n’est pas donné à tout le monde mais n’en fait pas pour autant quelqu’un de classe car José est fou, il confond la classe et la coquetterie.

http://cyclim.se/script.html

Pour avoir l’intégralité du script, cliquer sur l’image.

Ode aux Cons

J’aime les cons
Et il me le rendent bien
Plutôt que de trouver un con
C’est bien plus drôle de chercher de qui on est le con
Au final, si on est le con d’un con
C’est mieux que pire et comme disait Yvan Audouard ça ne prouve pas qu’on en soit un.

Il ne faut jamais négliger la connerie, elle est simple et complexe à la fois. Simple car on la vit tous au jour le jour. Complexe comme disait Einstein, la connerie et l’univers donnent tous les deux une idée de l’infini. Une vertigineuse spirale de connerie, y-a-t-il une limite à la connerie ? Hélas, non. C’est pour toutes ces raisons que j’aime les cons. Bien sur, il y a cons et cons,
cons caduques,
cons débutants,
cons naissant,
cons innocents,
petits cons de la dernière averse,
vieux cons des neiges d’antan,
Mais quelques rares cons mis à part, ils ont tous un côté bien sympathique. De toute façon, je ne parle pas aux cons ça les instruits.

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3 commentaires pour soyons-off

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